avez-vous déja senti la terre s'écrouler sous vos pieds? on se dit invincible, on se dit que ça n'arrive qu'aux autres, on se croit fort... et puis soudain ça nous tombe au coin de la tronche, et la on se sent con, on se dit qu'on est minable, qu'on ne mérite absolument rien, on se demande comment on en est arrivé là... "Comment j'en suis arrivé là?"
l'amour c'est quoi? sinon une arme diabolique crée pour faire de nous des objets... quand on le rencontre on se dit que c'est la plus belle chose qu'on a jamais vu, qu'on veut passer le reste de ses jours a ses côtés, et toujours rester dans ses bras... et puis on se rend compte de rien, mais ça prend de plus en plus de place a l'interieur de nous, ça détruit tout le reste et prend le contrôle... et puis ça s'en va. brusquement, comme ça, sans prévenir. et on se retrouve avec un trou béant à l'interieur. on est vide, gonflé de néant... et on se sent seul, juste accompagné par ces larmes au goût amer qui coulent le long de la joue. le silence est coupé par nos sanglots, et on se dit qu'on a tout perdu, qu'on est seul, sans rien ni personne, sans même une petite branche a laquelle nous raccrocher. et on se pose des questions. des tonnes et des tonnes de questions. on pense a cet amour qui es parti. avec quelqu'un d'autre? cette personne va finir comme moi? ou l'amour va rester avec elle, s'infiltrant par tous les pores de sa peau pour remplir le trou béant qu'elle avait dans le corps? l'amour a-t-il trouvé sa place?... et une question nous hante, une question qui reste a jamais sans réponse, et qu'on a de cesse de se poser. Pourquoi?
tu vois, tu es partie en me disant "porte toi bien". mais comment peut-on "bien se porter" avec un trou béant, avec le néant à l'interieur de soi? mais tu es partie, je le sais je ne suis pas con, et c'est définitif... je n'aurai pas de seconde chance, mais une petite partie de toi continue de vivre en moi, le fils de l'amour qu'on apelle souvenir, la petite parcelle de vie au milieu du néant que tu laisses en partant... je reste la, et c'est lui qui me porte.